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Création à Lyon d'une pépinière d'entreprises uniquement dédiée aux femmes

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Dominique Largeron

« Rhône-Alpes Pionnières, l’incubateur au féminin de services innovants ». Tel est l’intitulé d’une pépinière d’entreprises sortant des normes qui vient de s’installer sur 120 m2 dans le quartier de Gerland à Lyon. Appartenant à un réseau comptant déjà en France et à l’étranger treize pépinières exclusivement féminines, ce site se veut l’étendard en Rhône-Alpes de la création d’entreprises au féminin. Pour ses créatrices, la place des femmes est tellement sous-représentée dans les incubateurs et autres pépinières classiques qu’un tel levier s’avérait indispensable.

Rhône-Alpes qui en compte déjà près de trente-cinq vient de se doter d’une nouvelle pépinière d’entreprises. Une de plus, penserez-vous. Oui, sans doute, mais celle-ci est particulière. Baptisée « Rhône-Alpes Pionnières », elle est uniquement dédiée aux femmes créatrices d’entreprises.

« Nous ne pensons pas qu’il existe dans les autres pépinières d’entreprises une sorte d’ostracisme à l’égard des créatrices d’entreprise », précise Catherine Sidrot, chef de projet qui a développé cette pépinière. « Nous savons bien que non, mais le constat est là : en moyenne dans les pépinières on ne compte que 30 % de créatrices. Pour les incubateurs, c’est encore pire : ils n’accueillent que 5 % de femmes et ne parlons par de l’incubateur d’EM.Lyon… » décrit-elle. Avant de lancer : «  Nous avons créé Rhône-Alpes pionnières pour avancer plus vite vers la parité ».

Ce mot de « Pionnières » comme nom de baptême de la pépinière n’est pas utilisé au hasard. Pour les responsables de la nouvelle pépinière, il s’agit avec cette innovation de montrer la voie : « Nous voulons créer de nouvelles entreprises dans lesquelles le management et la composante diversité/mixité seront réinventées par des femmes : nous voulons stimuler ce formidable moteur que représentent les femmes dans notre économie. Les quinze entreprises qui se développeront dans la pépinière auront un rôle d’ambassadrices ! »

Installée sur 120 m2 pour commencer, au « 99 Gerland », dans le 8ème arrondissement, la pépinière aura rapidement la possibilité de tripler sa superficie si le succès est au rendez-vous, ce dont ses initiatrices ne doutent pas.

Pour l’heure, la pépinière au féminin vient juste de démarrer ses activités et accueille déjà trois entreprises, en l’occurrence trois sociétés de services. Deux d’entre elles concernent directement la femme dans son rôle maternel : «Bébédou », un réseau de micro-crèches d’entreprise et « EloWoMum », un concept nomade de présentation de produits liés à la mère et à l’enfant. Le troisième projet, Handishare » est celui d’une entreprise adaptée sous-traitante du secrétariat bureautique pour entreprise avec des salariés handicapés. « Si les premières entreprises de la pépinière ont des thématiques proches et plutôt féminines, notre objectif est d’accueillir rapidement une quinzaine d’entreprises dans les domaines les plus divers », tient à préciser Catherine Sidrot.

Comme dans toute pépinière, l’accompagnement est assuré par un réseau d’une quinzaine d’experts œuvrant dans tous les domaines de la création d’entreprise.

L’autre originalité de cette pépinière est qu’elle n’est pas seulement… une pépinière, accueillant des start-up pendant douze mois, mais aussi un incubateur. Elle accompagne aussi, pendant trois à six mois, les entreprises dès que le projet est couché sur le papier noir sur blanc, avant même que l’entreprise soit juridiquement constituée. Le temps de mettre au point le modèle économique et de s’assurer de la viabilité du projet.

« Rhône-Alpes Pionnières » n’est pas né d’une brusque flambée féministe. Il s’agit en fait d’un réseau qui s’est constitué il y a six ans à Paris, puis a essaimé dans le Nord de la France, avant de prendre racine à Lyon.

La pépinière de Lyon est ainsi la première à voir le jour en Rhône-Alpes. Le réseau « Pionnières » compte à ce jour huit sites en France : deux autres sont actuellement en gestation, à Bordeaux et Marseille. L’étranger est aussi en ligne de mire : deux pépinières ont déjà été créées au Maroc, une en Serbie, au Luxembourg et enfin, en Belgique.

La présidente de la pépinière lyonnaise, Claire Saddy, entend bien s’appuyer sur l’expérience engrangée en cinq ans par ce réseau. Depuis 2005, plus de 1 500 appels à projets ont été traités, près de trois cents entreprises ont été incubées, tandis que 150 start-up ont été accompagnées. Ce qui a permis au total la création de près de 700 emplois.

Cette initiative lyonnaise et rhônalpine doit être replacée dans son contexte. Elle illustre la montée en puissance de l’entrepreneuriat au féminin dans l’agglomération lyonnaise déjà marquée par l’existence de trois associations de femmes chefs d’entreprises particulièrement actives. La parité est un combat !

Photo (DL)De gauche à droite, l’équipe de « Rhône-Alpes Pionnières » : Catherine Sidrot, chef de projet, Claire Saddy, présidente et Marie-Thé Sigaud, chargée de mission.

Le site de la pépinière

Publiée le 09 nov. 2011 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 14 nov. 2011

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Le livre Blanc de la CAPEB !

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Aides, subventions, concoursavant Le mercredi 06 avril 2005

La Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB), en cette période électorale, part à la rencontre des candidats pour leur délivrer des messages essentiels pour l’avenir de l’artisanat du bâtiment et le développement des entreprises.

Jean LARDIN président de la CAPEB explique
Il est frappant de voir combien le regard des responsables politiques sur le monde de l’entreprise artisanale est encore fait de clichés et de préjugés étonnants.
En effet, certains considèrent que la performance d’une entreprise se juge avant tout au nombre de ses salariés employés dans le monde entier, aux résultats de ses filiales ou à l’évolution de sa cotation en bourse !
Les entreprises artisanales du bâtiment, qui ne se retrouvent pas
dans ces critères d’évaluation, sont des entreprises à part entière. Mieux encore, elles constituent la colonne vertébrale du secteur de la construction et le modèle artisanal est, aujourd’hui plus que jamais, le moteur de notre économie.
On peut être une petite entreprise du bâtiment et vouloir le rester tout en se développant. On est artisan, non par dépit ou par manque d’ambition, mais au contraire par envie de réussir dans un cadre professionnel de proximité et à taille humaine, souvent fondé sur la notion d’entreprise familiale.
La période électorale, qui s’ouvre, constitue une opportunité formidable pour débattre et faire passer des messages essentiels pour l’avenir de notre secteur d’activité et de nos petites entreprises.

Voir le livre blanc dans lequel la CAPEB a regroupé toutes ses propositions

Publiée le 21 févr. 2007 Mis à jour le 02 nov. 2010

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Un nouveau réseau de chefs d’entreprise axé sur le business entre membres voit le jour à Lyon : BNI

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Lyon réputée ville de réseaux vient d’en accueillir un nouveau, d’origine américaine : BNI (Business Network International). Un nouveau venu qui vient de se lancer devant 200 dirigeants d’entreprises réunis jeudi à Lyon. Son originalité par rapport à d’autres : il affiche d’emblée la couleur : les 40 membres d’un « groupe » sont là pour faire du business entre eux en mettant leurs propres réseaux à disposition des membres. Il est en revanche gourmand en temps, imposant une réunion par semaine. Mais pour ses premiers adhérents, le jeu en vaut la chandelle.

« Le Prisme », « le Cercle de l’Union », « l’Ours » et bien d’autres : les réseaux pour socio-professionnels ne manquent pas à Lyon. Il faut croire que l’appétence en la matière ne se tarit pas. De nouveaux ont vu le jour ces derniers temps, à l’instar du Wine Business Club, plus récemment de « Lyon, ville de réseau », ou encore, la semaine dernière de BNI (Business Network International).

Il s’agit d’un réseau créé en 1985 en Californie par un universitaire, Ivan Misner Avec une réussite certaine puisque BNI annonce au niveau mondial 5 600 groupes rassemblant 125 000 membres. Après Paris où désormais une cinquantaine de « groupes » existent, BNI entend se développer en région. Après Villeurbanne où a été créé le premier « groupe » de Rhône-Alpes, il vient de jeter son dévolu sur Lyon. L’opération de lancement a réuni près de 200 personnes.

Pourquoi un tel succès ? Sans doute parce qu’il joue la carte du pragmatisme américain : lorsqu’on entre chez BNI l’objectif affiché est de faire du business entre membre. Le concept est contraignant : les 40 membres d’un « groupe », structure de base de BNI, doivent se rencontrer une fois par semaine, de 7 h 30 à 9 heures.

Le concept de BNI a le mérite de la simplicité. Le « Groupe », la structure de base, réunit de 30 à 40 membres autour de métiers différents, sachant qu’un seul métier est représenté par groupe:  de l’avocat au plombier, au promoteur immobilier, en passant par les conseil RH, l’informatique, le concessionnaire automobile, webmaster ou société de production vidéo ou notaire, voire même coach sportif pour chef d’entreprise, etc.

Les membres d’un groupe se réunissent donc une fois par semaine en s’engageant à faire non seulement du business entre eux, mais à mettre leur propre réseau personnel et professionnel à disposition des membres du groupe. « BNI est un réseau d’affaires professionnel basé sur la recommandation mutuelle. Il concerne tous les entrepreneurs et cadres dirigeant qui souhaitent développer du new business, c’est une mutualisation des réseaux de chacun de ses membres », résume Francis Kirshving, patron d’une société de conseils en management et ressources humaines.

Bruno Delhoume, patron d’une société du BTP, « 2D Construction », basée à Lissieu dans le Rhône qui fait partie d’un groupe de Tours où il possède une agence, ne tarit pas d’éloge sur le concept « j’ai réalisé les deux tiers de mon chiffre d’affaires dans cette ville, grâce aux membres du groupe ! Un groupe, c’est du temps qui rapporte. »

Et d’ajouter : « Mais attention, vous recevez, mais si vous savez vous aussi donner : qui donne, reçoit. C’est la raison pour laquelle nous sommes très vigilants dans le choix des membres. »

Thibault Roullet, avocat associé, membre du premier « groupe lyonnais » dont il devrait prendre la direction d’ici six mois est tout aussi enthousiaste : « le groupe m’a rapporté de nouveaux dossiers, de nouveaux contacts. Comme on se voit toutes les semaines, cela finit par créer des liens forts. On devient amis avec des gens que l’on n’aurait, sinon, jamais cotoyé. Il finit par se créer une ambiance vraiment conviviale. »

Le premier groupe lyonnais devrait être suivi d’autres. Une dizaine devrait voir le jour entre Rhône et Saône. D’autant que contrairement à d’autres réseaux, l’inscription n’est pas très onéreuse : 150 euros de droits d’entrée et 700 euros de cotisation annuelle. A entendre ses premiers membres, ce nouveau club en date offre un bon retour sur investissement. La clé de son bon démarrage ?

Photo (DL) : Thibault Roullet, avocat et Francis Kirschving, patron d’une société de conseils en management et ressources humaines, à l’origine du premier « groupe » BNI de Lyon

Publiée le 20 juin 2010 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 22 juin 2010

Anne-Sophie Panseri prend la présidence de « Femmes Chefs d’Entreprises »

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Pédégère d’une entreprise industrielle lyonnaise de 82 salariés, spécialisée dans la fabrication de portes souples, elle entend travailler avec les autres associations lyonnaises rassemblant des « executive women ».

L’ancienne présidente, Armelle Petiau-Levy ayant revendu sa société informatique pour s’installer à Shanghai, Anne-Sophie Panseri vient d’être élue à la présidence de la délégation de Lyon de l’association FCE (Femmes Chefs d’Entreprises *). Une association regroupant près de cent cinquante sympathisantes pour une quarantaine de cotisantes actives.

Son rôle ? « Le principal est de mobiliser les femmes pour qu’elles prennent des mandats patronaux, dans les CCI, les Tribunaux de commerce, etc. Même si le nombre de femmes augmente, il reste encore très insuffisant », assure Anne-Sophie Panseri. Qui précise : « Les organisations patronales sont très demandeuses de candidatures féminines : elles nous appuient. » En outre FCE multiplie les rencontres, les partages d’expériences : « Quand on est chef d’entreprise, on est seule : le rôle de l’association est aussi de se former et de s’informer », précise la nouvelle présidente.

Après un passage chez Decathlon où elle a notamment lancé le concept de Trocathlon, cette femme de 43 ans, mère de trois enfants, dotée d’un DUT Techniques de commercialisation et d’une maîtrise en communication a intégré en 1989 l’entreprise familiale créée par son père, Mavil. Après passage au marketing, elle dirige cette société spécialisée dans la fabrication de portes souples industrielles (82 salariés, 14 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2008 dont 16 % à l’international et 500 000 euros de résultat net).
Elle est également Directeur général d’une filiale, PIL (Peinture Industrielle Lyonnaise), présidée par son frère et spécialisée dans le traitement de surface peinture époxy cuite au four (10 salariés, un million d’euros de chiffre d’affaires).

Comme toutes les femmes engagées dans le monde économique, Anne-Sophie Panseri reconnaît « jongler en permanence entre entre la vie professionnelle et la vie familiale ».
Pas question de faire la gué-guerre avec les deux autres principales associations de femmes chefs d’entreprises existant à Lyon. Au contraire : la nouvelle présidente de FCE entend bien développer avec elles un travail collectif : « Nous sommes complémentaires : Action’elles rassemble des femmes créatrices de leur entreprise ou porteuses d’un projet et Business women est une plate-forme de mises en relation ». Et de conclure : « Nous sommes toutes au service des femmes ! »

Outre la présidente (photo), la nouvelle équipe de Femmes Chefs d’Entreprises (FCE) Lyon est composée de Camille Ferrari, Djamila Calla, Laurence Renaudin, Farida Remila, Michèle Wolff et de Sylvaine Minier (secrétaire-comptable : Annick Bideau).

Publiée le 19 oct. 2009 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 19 oct. 2009

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Cet article "Anne-Sophie Panseri prend la présidence de "Femmes Chefs d'Entreprises"" est une publication du site Lyon-entreprises.com et lisible sur le site source à cette adresse http://www.lyon-entreprises.com/News/Carnet-dirigeants/Portraits-reseau-d-affaires/Anne-Sophie-Panseri-prend-la-presidence-de-Femmes-Chefs-d-Entreprises,i5173.html.


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