vendredi 6 mars 2026
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Michel Rouault, Caisse d’Epargne Rhône-Alpes : « Nous avons lancé un grand chantier digital pour partager l’intelligence collective »

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La Caisse d’Epargne Rhone-Alpes a engagée une profonde mutation numérique interne. Son objectif : partager l’intelligence collective pour innover et apporter une réponse client toujours plus efficiente par le canal le plus approprié. Explications.

Quelques mots de présentation de la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes ?

Michel Rouault – La Caisse d’Epargne Rhône-Alpes (CERA) est une banque régionale coopérative de plein exercice. Elle s’adresse aux particuliers comme aux professionnels. Elle est sur les marchés de l’économie locale et celui des entreprises. En chiffres, la Caisse d’Epargne c’est 3 000 collaborateurs sur 300 agences et six centres d’affaires, un peu plus de 700 Millions d’euros de chiffre d’affaires, 22 milliards d’encours de crédits et 39 milliards d’encours de collecte.

Concernant le marché des entreprises qui est celui dont je m’occupe plus particulièrement, outre le fait que la CERA est un acteur de référence voire leader sur les marchés des particuliers, de l’économie locale, des collectivités et de la promotion immobilière, nous sommes aussi maintenant un acteur de référence sur le marché des entreprises. Sa direction s’organise autour de six centres d’affaires en régions pour tout le territoire et deux agences. Une agence Montagne et la dernière née, l’agence Innovation ; un département Frais Solutions qui vise à développer l’expertise dimension internationale auprès de nos clients particuliers ainsi que celle de cash management.

Pour compléter cette volonté de proposer tous les outils aux entreprises, nous avons également une approche de banque d’affaires avec Hypéria Finance qui regroupe différents métiers, tels que ceux de la fusion acquisition, financement structuré, gestion de fortune. L’objectif étant d’accompagner les dirigeants d’entreprises dans ses différentes problématiques de haut de bilan ou de gestion patrimoniale.

Quels vont être pour la Caisse d’Epargne, les enjeux de l’entreprise du futur ?

Conceptuellement, l’entreprise du futur est une entreprise dont l’organisation est fluide, transverse, qui s’adapte en permanence à son environnement et dont les pratiques sont dès plus réactives. En un mot, elle est agile.

L’entreprise du futur est connectée et ouverte sur son environnement avec une organisation à géométrie variable. Elle est affranchie de tous les cadres lourds d’hier et encore d’aujourd’hui et ponctuellement, fait appel à des compétences ou a des types d’expertises.

Chez nous, un des exemples qui l’incarne, c’est l’agence Innovation. Implantée sur une territoire fertile en innovation avec des métropoles telles que Lyon ou Grenoble, cette agence à vocation à accompagner les entreprises disruptives, en rupture de business modèles, des start-ups qui s’inscrivent dans des logiques de croissance forte, aux technologies innovantes.

Ces profils atypiques ont des besoins très spécifiques qui nous ont poussé à être innovant nous-mêmes par des approches très différenciantes et une remise en question profonde de nos pratiques bancaires.

Pouvez-vous faire état d’un projet numérique particulier engagé par la caisse d’épargne ?

Oui. La Caisse d’Epargne Rhône-Alpes a lancé il y a 18 mois, un vaste chantier digital qui se nomme #tousconnectés. Ce projet réunit plus de 200 collaborateurs autour de vingt-et-un chantiers et trois axes majeurs que sont le business, l’image et le collaborateur.

L’idée est de partager une intelligence collective transverse dans un vrai flux collaboratif bottom-up autours de réflexions sur la transition digitale. Un des chantiers portait sur la culture digitale des collaborateurs et particulièrement sur sa possible fracture numérique. L’idée étant d’embarquer tous les collaborateurs vers un niveau numérique supérieur, voire d’excellence.

Ce projet a mobilisé près de 500 collaborateurs sous forme d’ambassadeurs, de coachs, en charge d’animer, de former, d’accompagner et d’aider tous les personnels de la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes sur la culture digitale. Ces pratiques s’accompagnent de supports de formation digitaux tels que le e-learning et les Moocs en y apportant une dimension ludique via le digital pursuit. L’idée étant de permettre la validation des compétences et des avancées tout du long de la mutation.

Aujourd’hui, on peut très concrètement constater les avancées par le nombre de validations de compétences. On mesure très régulièrement la progression de la compétence digitale des collaborateurs. C’est extrêmement motivant pour tous !

Cette illustration de l’approche collaborateur se décline dans d’autres domaines tel que celui du business par les réseaux sociaux. Sur le marché des entreprises par exemple, nous travaillons la recommandation avec le réseau LinkedIn. Avec cette culture collaborateur forte, on met en place des actions dans tous nos domaines d’intervention. De cette façon, on essaye d’être pionnier sur l’innovation à la CERA, dans le cadre de nos métiers.

Quels sont les freins qu’un tel projet rencontre ?

Chez nous, à la CERA, un des freins majeurs à la transformation digitale est paradoxalement l’informatique. Nous sommes pourvus de systèmes lourds, d’une grande complexité, qui ne favorisent pas la mise en commun des données. C’est un vrai sujet que la transversalité informatique des données.

Un autre frein clairement identifié, c’est celui de la culture collaborative. La culture transverse ne se décrète pas du jour au lendemain. D’où cette importance de la dimension collaborateur.

Les prochaines étapes de la transition numérique d’une banque telle que la CERA ?

Pour illustrer notre volonté d’excellence relationnelle tant en interne qu’en externe, un de nos chantiers actuels est de ré étudier les parcours clients. Dans cette perspective toujours multicanale pour être constamment à livrer une réponse via un canal approprié et avec la pro-activité le plus efficace possible. Nous avons pour cela, un ensemble de technos et d’applications comme par exemple CHECKScan qui permet de scanner son chèque, qui contribuent à cette volonté de « la bonne réponse par le bon canal ».

Pour encore illustrer cette démarche, nous avons mis en place en novembre dernier un marathon de l’innovation qui réunissait à la fois des collaborateurs, des jeunes ingénieurs, des informaticiens, pour imaginer les services bancaires de demain et en particulier, vis à vis des jeunes.

Quelque chose de très révélateur. A l’occasion de notre installation dans la Tour Incity, nous avons fait le choix du zéro papier. Imaginez ce que cela représente pour un banquier ! Ce chantier que l’on travaille depuis plus de douze mois se traduit par la mise en place de nouvelles procédures et de process, tout en restant en conformité avec la législation qui pour le coup, n’évolue pas forcement au même rythme. Un autre projet essentiel pour la CERA qui s’inscrit dans cette logique, sera la création de notre incubateur. Nos start-upers seront sur des projets de crowdfunding dans le domaine du don, du capital ou du prêt. Mais ça, c’est pour demain !

www.caisse-epargne.fr

 

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Disparition du créateur de Cap Gemini : Serge Kampf ou la réussite d’une ETI française devenue un leader mondial

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Dominique NouvelletSerge Kampf

Le fondateur et ancien président du Groupe lyonnais de capital-investissement Siparex, Dominique Nouvellet évoque la mémoire de l’ancien créateur et patron de Cap Gemini (Grenoble) qui vient de décéder à l’âge de 81 ans, qu’il a longtemps cotoyé :

« C’est avec une grande tristesse que nous avons appris la disparition de Serge Kampf, un grand entrepreneur, un visionnaire, un modèle pour des générations de dirigeants.

Notre groupe a eu le bonheur, dans les années 80, d’accompagner le formidable essor de Cap Gemini, cette ETI grenobloise devenue un leader mondial sous l’impulsion de son remarquable fondateur.

En effet, c’est Siparex qui a débloqué en 1980 le verrou capitalistique qui bloquait le développement de cette entreprise en lui permettant de réaliser ses ambitions.

Comme je l’explique dans mon livre : « Siparex, pionnier du capital investissement français », paru en novembre 2015 aux Presses des Mines, Serge Kampf avait des relations difficiles avec le patron de la Cisi, une filiale du CEA, qui détenait la minorité de blocage dans son capital et lui interdisait de procéder aux augmentations de capital indispensables pour financer son expansion.

Nous avons monté un pool d’investisseurs qui a fait sauter ce verrou en rachetant la participation de la Cisi, puis nous avons accompagné Cap Gemini pendant quelques années avant que Serge Kampf nous rachète nos parts pour faciliter l’entrée à son capital du Groupe Wendel.

« Il fait partie de ces grands créateurs d’entreprises français »

Serge Kampf fait partie de ces grands créateurs d’entreprises français dont la réussite inspire encore un véritable dynamisme auprès des entrepreneurs d’aujourd’hui, que ce soient des patrons de PME et ETI ou les milliers de créateurs de start-up qui constituent à mon sens l’un des points forts de notre pays, reconnu par leurs partenaires et leurs concurrents du monde entier.

 Saluons également la volonté de Serge Kampf de développer au niveau mondial une entreprise dont les racines et les centres de décisions sont restés français, sans céder à la tentation de « se vendre » à l’étranger, comme y sont amenées tant de PME et d’ETI lorsqu’elles atteignent une certaine taille, et qu’elles sont confrontées à l’incompréhension et même parfois à l’hostilité du microcosme politique.

C’est ce phénomène qui, en se traduisant par des contraintes insensées, pousse inexorablement à la désindustrialisation de notre pays et explique largement l’absence d’un Mittlestand français.

Tout le talent de Serge Kampf a été de nous montrer qu’une autre voie est possible, souhaitons qu’il continue d’inspirer des générations d’entrepreneurs ! « 

Publiée le 16 mars 2016 par LARGERON Dominique.

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Carnet dirigeants

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Mission locale: Le Mercredi 16 mars à 17h00, présentation des mesures et aides financières à l’embauche

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16.03.2016
17h00 > 19h00

Emplacement
Salle des Gratte-Ciel

Pour des raisons d’organisation, merci  de confirmer votre présence auprès de Stéphanie Pacheco:

Par mail à : s.pacheco@mlve.org  ou par téléphone au 06 79 56 17 04.

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Atelier Communication Digitale

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Dopez votre présence sur le web et les réseaux sociaux !
Qu’il s’agisse de valoriser votre activité, vous faire connaître, doper vos ventes, trouver de nouveaux clients… Internet est aujourd’hui incontournable. Oui mais comment être sûr d’être efficace, percutant, accrocheur ? Quel site développer ? Sur quels réseaux sociaux aller ?
Si vous vous posez ne serait-ce qu’une seule de toutes ces questions, alors cet atelier est pour vous !
Pendant 3 heures, nos experts s’arrêteront sur les enjeux d’une bonne communication digitale. A travers un cas fil rouge, ils balaieront avec vous tout ce qu’il faut faire – et ne pas faire – pour optimiser votre présence sur le web. Puis, après un travail ciblé sur votre activité, ils vous aideront à vous poser les bonnes questions et à formuler un diagnostic précis de vos besoins.

Possibilité de poursuivre les échanges autour du déjeuner pour affiner les diagnostics individuels (repas individuel apporté par chaque participant). On vous attend nombreux ! Pensez à vous inscrire.

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Cet article "Atelier Communication Digitale" est une publication du site http://www.leclustr.org/ et lisible sur le site source à cette adresse http://www.leclustr.org/agenda/atelier-communication-digitale.

SIDO – L’Internet des Objets : Big Value, Big Business !

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Les 6 & 7 avril 2016 – Cité Internationale de Lyon : Entrez dans la SIdOsphère dès maintenant : The Place to Be des Innovations & Solutions IoT en France et en Europe !

Objectif : Fédérer TOUT l’éco-système de l’IdO en France et en Europe, pour accompagner les entreprises à penser les usages de demain et à faire de l’Internet des Objets, une réalité économique.

Conférences, workshops, networking et un showroom « techno & usages » rythmeront ces rencontres professionnelles, pour faire le point sur les applications innovantes de l’IoT, passer de l’idée au prototype et du produit au service.

Le SIdO en bref :

# 5 000 visiteurs professionnels
# 150 exposants / partenaires / sponsors : acteurs clés de l’écosystème IoT
# 50 conférences : tendances – enjeux – stratégies – usages – solutions techno
# 200 intervenants, experts de l’IoT
# Startups Valley : +50 startups européennes innovantes
# Hackathon Truck Tribe New Generation ! De l’idée au prototypage rapide de l’application
# La Market Place des usages de demain
# Une plateforme de rencontres professionnelles
…et d’autres expériences immersives et connectées !

>> Plus d’infos
 

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Cet article "SIDO - L’Internet des Objets : Big Value, Big Business !" est une publication du site www.cpmerhone.fr lisible sur le site source à cette adresse http://www.cgpme-ra.org/rhone/sido----lrinternet-des-objets-:-big-value,-big-business-!.html.

Laurence Crevel – Amalthea Nounou – finaliste février grand prix des Mampreneurs 2016


Pouvez vous vous présenter, vous et votre agence Amalthea ?

Je suis Laurence Crevel, ancienne avocate en droit du travail fraichement reconvertie en entrepreneure !

J’ai fondé Amalthea en septembre 2015 face à un constat : les particuliers employeurs que sont les parents employant une nounou se retrouvent généralement sans aide pour gérer tout l’aspect administratif. Bien souvent, les informations trouvées sur internet sur le sujet sont parcellaires, voire fausses, et les institutions publiques (par exemple Pajemploi) ne sont pas toujours de bon conseil (j’ai déjà entendu des clients me rapporter les conseils juridiques désastreux que les conseillers Pajemploi leur avaient donnés…).

Pourtant, de l’autre côté, les nounous (que ce soit les assistantes maternelles ou les auxiliaires parentales) sont très bien informées de leurs droits. Il existe donc un véritable déséquilibre, créateur de risque juridique (et prud’homal) pour le parent employeur. En d’autres termes, il n’est pas rare de voir des parents condamnés devant le conseil de prud’hommes à payer plusieurs mois de salaires à leur ancienne nounou parce qu’ils n’ont pas suivi à la lettre la réglementation applicable.

Amalthea leur apporte donc la sécurité juridique et une aide personnalisée afin de réduire ce risque, et faire en sorte que leur relation avec leur nounou soit la plus saine possible.

Pourquoi avoir participé au grand prix des mampreneurs 2016 ? Pour la récompense? La visibilité ? Savoir si vous en étiez capable ?

J’avais entendu parler du concours au cours d’un MamCafé en novembre 2015, avec un encouragement de notre responsable d’antenne à y participer. Ensuite, quand le premier « tour » est paru, en février 2016, j’ai postulé tout de suite.

Ce qui m’intéresse, c’est l’opportunité qui m’est offerte d’avoir une visibilité dans un magazine tel que Parole de mamans, bien sûr, mais aussi de relever le challenge du concours de fin d’année en présentant mon projet d’entreprise à un jury compétent.

Que feriez-vous si vous gagniez le prix final ?

Amalthea est justement en train d’aborder un « virage technologique », car nous allons proposer, d’ici quelques mois, une application en ligne qui permettra aux parents d’avoir un soutien administratif dans la gestion de leur nounou. Le but est bien entendu de garder ce qui fait le succès d’Amalthea aujourd’hui, c’est-à-dire la qualité des documents qui seront fournis et la garantie d’une sécurité juridique, mais à des prix encore plus abordables pour les parents (notamment ceux qui emploient des assistantes maternelles).

Le prix final sera donc utilisé au soutien du lancement de ce nouveau produit, qui je l’espère sera opérationnel en 2017 !

Comment avez vous mobilisé votre entourage pour le concours ?

Par tous les moyens technologiques possibles : posts Facebook, tweets, emails à l’ensemble de mes contacts professionnels, personnels et familiaux… C’est un travail quasi-quotidien aussi, et je crois qu’à la fin, mes contacts étaient soulagés de voir que j’avais gagné pour ne plus recevoir d’emails de ma part pour leur rappeler de voter !

Des conseils pour les participantes des prochains mois ?

Il ne faut pas hésiter à relancer souvent ses contacts. Vous pouvez vous sentir gênée d’envoyer autant de relances, mais il faut se dire que ce n’est que sur un mois !

Un dernier mot à ajouter ?

Tenter le concours des Mampreneurs, c’est comme tenter l’aventure entrepreneuriale : il ne faut pas avoir peur de se lancer ! Il ne faut pas avoir peur de l’échec non plus (surtout qu’aucun échec n’est définitif : ce n’est pas parce que vous n’avez pas été sélectionnée pour un mois donné que vous n’y arriverez pas le mois suivant).

Bertrand Dufour, cabinet d’expertise comptable RSM : « Pour nous l’ubérisation de notre profession est plutôt une chance »

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Expert-comptable associé chez RSM, Bertrand Dufour a l’ADN digitale. Au sein du réseau il pilote, forme, anime la numérisation de ses collaborateurs et de ses clients. La mutation de la profession est engagée. Il en est un acteur.

Quelques mots pour présenter RSM ?

Bertrand Dufour – RSM est un réseau d’expertise comptable et d’audit, présent en France avec 700 collaborateurs, 70 associés, 70 millions d’euros de chiffre d’affaires, membre du 7ème réseau mondial d’audits et d’expertises.

Pour ce qui me concerne, mes précédentes expériences dans différents cabinets et auprès de différents clients m’ont conduites à la fois vers le digital et l’international. Ces deux secteurs ont pour point commun, le besoin de traduction. L’international nécessite de travailler avec des cultures différentes, des langages différents ; on a un besoin d’homogénéisation pour une bonne compréhension de toutes les parties.

Dans le digital, on a besoin d’une liaison entre une direction comptable, une direction commerciale, une direction générale et une DSI. On a un vrai rôle de compréhension et de traduction des besoins de chacun pour s’assurer que tout le monde parle bien de la même chose.

Un de nos premiers enjeux est de travailler sur une donnée reconnue et caractérisée par tous pour éviter qu’en fin d’année des conflits apparaissent entre chacun de ces éléments qui ne comprennent pas de quoi il est question, chacun ayant sa vision et sa source de données. 

Le but est d’éviter que la donnée soit une source d’exaspération, mais une source de développement et de capacité de décision.

C’est cette logique que l’on s’attache à reproduire chez bon nombre de nos clients. En particulier pour des sociétés de e-commerce dans lesquelles tout est dématérialisé à commencer par la donnée qui n’existe pas de manière concrète et à qui il faut donner un caractère d’existence.

Comment un expert-comptable voit-il l’entreprise du futur ?

L’entreprise du futur est une entreprise qui est déjà dans ce quotidien. La dématérialisation et l’ubérisation sont des mouvements qui sont plus qu’engagés et les entreprises, nos clients et nous-mêmes, sommes déjà dedans.

L’entreprise du futur est une entreprise qui a déjà conscience de ce changement de paradigme et plutôt que de se lancer tête baissée dans une révolution, l’entreprise du futur est l’entreprise qui aujourd’hui, va avoir le courage de faire le bilan pour construire ensuite sa roadmap qui, sans être un business plan à quinze ans, lui permettra de s’interroger sur comment faire mieux pour ses collaborateurs et ses clients.

Quels sont vos projets numériques ?

Au niveau de notre réseau, nous sommes 11 bureaux sur 5 implantations avec 700 collaborateurs. Nous avons mis en place un comité digital qui réfléchit comment faciliter dans un premier temps la communication digitale. C’est à dire, l’échange et le partage de Bests Practices, la capacité à se remettre en question les uns les autres de façon bienveillante, et à remonter de bonnes idées.

Il ne s’agit pas là d’un simple intranet qui n’en serait que l’outil ; il s’agit là de s’inscrire dans une logique collective et fédératrice en participant à des événements tel que celui d’aujourd’hui qui permettent au cabinet de montrer ses ambitions et de les partager avec les autres participants. De permettre aux uns de capitaliser une expérience au profit des autres.

Une des caractéristiques de l’entreprise du futur est d’être une entreprise dans laquelle tous les collaborateurs ont cette capacité de faire de ces enjeux les leurs. Non, dans notre conception et contrairement à d’autres, le numérique n’est pas réservé aux happy few bien souvent nouveaux arrivants qui, par ailleurs, ont aussi la capacité à énerver les autres. En fait, la question n’est pas de savoir quel outil, il faudra utiliser demain.

La vraie question est de savoir ce qu’il va se passer et comment les collaborateurs vont pouvoir suivre quand on va changer l’outil. Aujourd’hui, les profils sont très variés et nous avons besoins de rassembler tout le monde, même les plus réticents au changement.

Un cas concret de projet numérique, avec ses réticences et ses succès ?

La conduite du changement dans un cabinet d’expertise comptable. Par nature, c’est un public qui est très réticent au changement. Ce projet consiste à former les personnels sur l’automatisation de la comptabilité.

On s’intéresse précisément aux flux de données pour pouvoir les mettre directement en comptabilité sans avoir à passer par le papier. Le meilleur exemple est celui de l’entreprise de e-commerce qui ne génère aucune donnée papier. Que ce soit de son fournisseur duquel il ne recevra que des données codées ou de lui même vers ses clients ou ses partenaires bancaires, etc.

Le but est de prendre de la distance par rapport à la donnée pour s’intéresser à ceux qui l’utilise, le dirigeant. En s’intéressant au dirigeant, on s’intéresse à ce qu’il attend de la donnée. Nous sommes très loin de l’aspect purement réglementaire auquel parfois on nous cantonne. A ce stade, on est plus proche du métier d’informaticien. Ce qui n’est pas au goût de tous. Accepter d’entrer dans un schéma différent, même quand c’est clairement pour son bien ou pour celui de son client n’est pas chose acquise. C’est typiquement un point sur lequel on rencontre de vraies difficultés.

Notre process est complexe parce qu’il n’est pas fondé sur le ROI (NDLR : le retour sur investissement). Je me réconforte en observant que chez certains de nos clients, un léger changement d’approche se traduit dans les fait, par un total changement de dimension.

Nous sommes maintenant régulièrement conviés à des comités stratégiques, des comités de réflexion numérique, dans lesquels, la part de la comptabilité n’est qu’une brique de l’ensemble.

Du coup, on intervient de façon plus récurrente liée à notre bonne compréhension de l’activité. On observe alors un vrai switch de notre perception. Ce qui me pousse à voir si on est uniquement là pour livrer une liasse fiscale une fois par an ou si on s’intègre au moment des décisions pour prévenir des risques en amont. Dans la bouche des clients, la différence entre le comptable et l’expert comptable.

Votre métier demain ?

De ce point de vue, l’ubérisation de notre profession est plutôt une chance. C’est pour nous l’occasion d’aller au-delà de l’image vieillotte de l’expert comptable. Elle a commencé et je pense qu’elle peut aller très vite.

Au canada, la comptabilité est gratuite en contrepartie des données qui alimentent le Big Data. Le comptable de l’ancienne économie va disparaître avec elle. On a la chance d’être à un emplacement névralgique dans l’entreprise en étant au cœur des échanges. Nous, on sait dialoguer avec une direction générale, une direction comptable et une direction informatique. Et ce n’est pas donné à tout le monde !

A ce carrefour, notre mission est de restituer les flux de données au dirigeant. Pour bien le vivre, il faut être acteur de cette mutation et non pas la subir. On a voulu m’étiqueter comme le département numérique du cabinet. Non. Mon rôle est de montrer que ce je fais, tout le monde peut le faire. Quand je prends en charge des dossiers d’industriels classiques, je me rends compte très souvent que ce qui ne va pas, c’est l’absence de digital…

Les problèmes que l’on identifie sur les entreprises digitales (mon cœur de clientèle) se répercutent sur celles qui, pendant longtemps, on pensait ne rien pouvoir apporter de plus. Le champ des possibles est gigantesque. Cette part du marché que nous avons capté de cette façon est infime.

Notre image de technicien enquiquinant et réglementaire change au profit de la vision que nous portons de l’humain. Faire du technique est accessible à tous les comptables. Le rendre accessible et compréhensible est un autre enjeu. C’est le nôtre !

www.rsmfrance.fr

 

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Stratexio : cycle d’accélération des entreprises à l’international

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Comment passer votre chiffre d’affaires à l’export de 10% à 60% ? Comment vous entourer pour réussir le pari de l’export et aller chercher à l’international la croissance pour votre entreprise ? Votre entreprise fait peut-être partie des nombreuses PME de notre région qui ont déjà mis un pied à l’export, mais n’exploitent pas totalement le potentiel que leur offrent les marchés internationaux.

 

Booster les exportations des PME : telle est l’ambition du programme Stratexio, créée par le MEDEF, en association avec CCI International, le GFI, l’OSCI, l’UIMM, soutenus par de nombreuses fédérations professionnelles. Destiné aux chefs d’entreprise ayant la volonté de grandir et de s’imposer sur le marché mondial de façon pérenne, Stratexio offre, sur une période de 3 ans, une formation complète basée sur l’échange et le partage d’expérience, autour d’un cycle de conférences et d’un suivi individualisé par des experts de l’accompagnement international. L’originalité est d’apporter au dirigeant une assistance personnelle pour établir sa stratégie, un travail en réseau et l’accès à un catalogue d’experts de haut niveau.

 
Pour participer à un Club Stratexio, les entreprises candidates doivent :
. s’engager à titre personnel à suivre le programme collectif et individuel proposé,
. avoir un CA à l’export supérieur à 10 %,
. avoir une ambition de développement international pour leur entreprise,
. adhérer aux valeurs Stratexio (ambition pour l’entreprise et modestie de comportement, curiosité et ouverture d’esprit, confiance partagée, respect des
personnes, exemplarité).
 
Afin de vous présenter le programme Stratexio, participez à la réunion d’information :
 

Mercredi 30 mars de 18 h 30 à 20 h
à la CCIR, 32 quai Perrache 69002 LYON

 
L’objectif est d’identifier sur notre territoire 12 à 15 entreprises répondant à ces critères, afin de constituer un Club à Lyon, mais aussi ailleurs en Rhône-Alpes.
 

Pour vous inscrire à cette réunion découverte.

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Cet article "Stratexio : cycle d’accélération des entreprises à l’international" est une publication du site MEDEF Lyon-Rhône et lisible sur le site source à cette adresse http://www.medeflyonrhone.fr/2016/03/14/stratexio-cycle-dacceleration-des-entreprises-a-linternational/.

Prenez un Bol d’Air avec l’Accord Mets & Vins du Club Les Plaisirs Gourmands

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Pour un pur moment de plaisir et de détente ou chacun apprécie les talents d’un chef ; ou chacune de ses préparations seraient en accord avec des vins qu’il a lui même sélectionnés… Ce sont les soirées « Accords Mets & Vins ». L’occasion de rencontrer d’autres amoureux de la gastronomie ! Thème de cette 8ème édition: Vins Cathares et Gastronomie en Pays d’Oc au restaurant Le Bol d’Air.

Début 2014, le Club créait un nouveau format différent de celui des « Soirées Network », un pur moment de plaisir et de détente. Un moment, ou chacun aurait le temps d’apprécier les talents d’un chef, partenaire du Club Les Plaisirs Gourmands. Ou chacune de ses préparations, seraient en accord avec les vins qu’il a lui même sélectionnés. Ses soirées « Accords Mets & Vins », organisées environs tous les trimestres, seront pour vous l’occasion de rencontrer d’autres amoureux de la gastronomie… Théme de la 8ème édition: Vins Cathares et Gastronomie en Pays d’Oc.

Quand le vin se met au service de la gastronomie

Le patron du restaurant Le Bol D’air, Georgy Gouttes, nous fera vibrer les papilles à coup sûr… avec en point d’orgue son fameux cassoulet.

A ce sujet, Le Bol D’air est le seul restaurant en Rhône Alpes à faire parti de la Confrerie du Cassoulet de Castelnaudary. Les haricots, canards et couenne viennent de l’Aude, même les Cassoles (le contenant en terre cuite qui donne son nom au cassoulet) sont faites par un potier du Lauragais.

Le dîner en pratique

  • Date: Le Mardi 5 Avril
  • Lieu: Le Bol D’air
  • Horaire: 19h30
  • Adresse: 77, avenue de Verdun 69570 Dardilly
  • Parking
  • Participation aux frais: 55 Euros pour les membres du Club, 65 euros pour les non membres
  • Prestation: 6 vins, le repas complet, les fiches, l’animation.

Attention, places limitées à 16 personnes.

Validation de l’inscription: à réception du réglement, à l’ordre du restaurant Le Bol D’air

Chèque à envoyer à l’adresse suivante: Club Les Plaisirs Gourmands 302 304 rue Garibaldi 69007 Lyon

(Aucun remboursement possible à partir du vendredi 1 avril)

Pour toutes demandes d’informations complémentaires,
contacter Laurent Montmain au 06 87 23 81 38

Cet évènement est réservé aux adhérents.
Pour en savoir plus et participer à l’événement,
merci de vous identifier ou de vous abonner

En savoir plus sur le restaurant Le Bol d’Air

 

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Cet article "Prenez un Bol d'Air avec l'Accord Mets & Vins du Club Les Plaisirs Gourmands" est une publication du site Lyon-Entreprises.com lisible sur le site source à cette adresse http://www.lyon-entreprises.com/News/Restaurant-Gastronomie/Restonews/accord-mets-et-vins,i73193.html.

« Évolution de la TA-Traduction Automatisée depuis 1995 », perspective à 2050

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Cette conférence poursuit l’histoire de ce domaine dont Grenoble est un pionnier depuis la création du laboratoire CETA-CNRS par le professeur Vauquois en 1961, exposée par Ch.Boitet en avril 2015 dans le cadre de ce séminaire
et disponible en video sur le site d’ACONIT, histoire TALN-TA:60-95.
Ce panorama très complet montrera comment et pourquoi cette automatisation s’oriente vers les contextes multilingues
où les langues vernaculaires, locales sont moins dotées d’outils de traduction que les langues « mondiales » des instances internationales du commerce et de la politique, afin de permettre ici une intégration de ces langues régionales – maori, ou wolof, swahili…de la Francophonie.
Elle a lieu dans l’Amphithéatre de la Maison J.Kuntzmann
110, rue de la chimie, Domaine Universitaire,
38400 Saint Martin d’Hères,
tram B et C – arrêt Bibliothèques ou Condillac

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Cet article "« Évolution de la TA-Traduction Automatisée depuis 1995 », perspective à 2050" est une publication du site http://www.leclustr.org/ et lisible sur le site source à cette adresse http://www.leclustr.org/agenda/evolution-de-la-ta-traduction-automatisee-depuis-1995-perspective-a-2050.


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