mardi 3 mars 2026
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Fort potentiel de développement en perspective : naissance du Club d’affaires franco-turc de Lyon

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Dominique Largeron

Située aux portes de l’Europe, peuplée de 73 millions d’habitants, la Turquie est l’un des pays au monde connaissant la plus forte croissance économique : près de 10 % au cours du 1er semestre 2011. Faut-il s’en désintéresser ? Sûrement pas ont voulu signifier par leur présence de nombreux décideurs économiques et élus au lancement du tout nouveau Club d’affaires franco turc de Lyon qui intégre en son sein la Chambre de commerce franco turque et dont un chef d’entreprise, Sedat Kartal est le premier président. Un baptème effectué devant plus de six cents décideurs.

La Turquie, le nouveau dragon économique à cheval sur l’Europe et l’Asie, intrigue. Ce pays de 73 millions d’habitants dont la croissance caracole entre 6 et 10 % depuis une dizaine d’années n’a pas, c’est sûr, la place qu’il mérite dans ses échanges avec Rhône-Alpes, même si ceux-ci croissent vite.

En 2010, la Turquie est devenue le dixième partenaire de la région, juste derrière les Pays-Bas, avec un volume d’exportations régionales légèrement supérieur au milliard d’euros (1, 065 milliard d’euros) contre 401 millions d’euros d’importations. Ce qui représente en faveur de Rhône-Alpes, un solde commercial bénéficiaire de 664 millions d’euros (466, en 2007), le troisième en importance, après ceux des Etats-Unis et l’Espagne (*).

Toutes ces considérations expliquent la forte affluence rencontrée salle de la corbeille de la CCI de Lyon où se pressaient près de six cents personnes, à l’occasion du lancement du tout nouveau Club d’affaires franco-turc de Lyon qui intégre également la Chambre de commerce franco-turque. Du Medef à la CGPME, en passant par la Chambre de Métiers ou Erai (Entreprise Rhône-Alpes international), les représentants de la plupart des organismes qui structurent la vie économique étaient présents.

On peut s’étonner que cette initative arrive si tardivement, alors que de tels clubs existent déjà à Toulouse, Bordeaux, Marseille et que, de surcroît, Rhône-Alpes compte près de 80 000 citoyens d’origine turque d’où émergent de nombreux chefs d’entreprise. C’est d’ailleurs l’un d’entre eux, Sedat Kartal, créateur d’une société de conseil spécialisée dans les échanges franco-turc (Globalyon-Partner Invest) qui devient logiquement le président de la nouvelle entité.

Cette initiative qui rend nettement plus visible la communauté d’affaires turque à Lyon est accueillie les bras ouverts. Ainsi, Philippe Grillot, président de la CCI de Lyon, qui quelques semaines auparavant, avait pris la tête d’une délégation française à istanbul, confirme «que la Turquie fait partie des priorités de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon. »

De son côté, Gérard Collomb, maire de Lyon, assure que « cette création d’une Chambre de commerce franco-turque consitue un événement très important pour Lyon et qu’elle permettra de renforcer les courants d’échanges. »

L’un des objectifs que s’est fixé ce Club d’affaires est « de faciliter l’implantation des entreprises sur les territoires français et turc, en les accompagnant », décrit Sedat Kartal.

Le nouveau président du Club d’affaires se félicite : «  Si ce n’est la France, au moins, Rhône-Alpes s’éveille à la Turquie ! » 

Il reconnaît avoir « bien conscience que la Turquie est encore méconnue, ce qui entraîne une faiblesse des échanges économiques entre les deux territoires. »

Mais d’ajouter aussitôt : « Nous nous sommes enfin dotés d’un outil qui va nous permettre de développer de manière forte les relations économiques entre nos deux territoires : nous allons nous employer à faire émerger des coopérations. »

Première traduction de cette volonté : les délégations de chefs d’entreprises rhônalpins en direction de la Turquie vont se multiplier. Une d’entre elle est d’ores et déjà programmée pour le début de l’année prochaine.

(*) Sources : Douanes

Photo (DL) : Sedat Kartal, premier président du Club d’affaires franco-turc de Lyon.

Publiée le 15 déc. 2011 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 19 déc. 2011

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Cet article "Fort potentiel de développement en perspective : naissance du Club d'affaires franco-turc de Lyon" est une publication du site Lyon-Entreprises.com lisible sur le site source à cette adresse http://www.lyon-entreprises.com/News/L-article-du-jour/Fort-potentiel-de-developpement-en-perspective-naissance-du-Club-d-affaires-franco-turc-de-Lyon-i21512.html.

Fort potentiel de développement en perspective : naissance du Club d’affaires franco-turc de Lyon

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Située aux portes de l’Europe, peuplée de 73 millions d’habitants, la Turquie est l’un des pays au monde connaissant la plus forte croissance économique : près de 10 % au cours du 1er semestre 2011. Faut-il s’en désintéresser ? Sûrement pas ont voulu signifier par leur présence de nombreux décideurs économiques et élus au lancement du tout nouveau Club d’affaires franco turc de Lyon qui intégre en son sein la Chambre de commerce franco turque et dont un chef d’entreprise, Sedat Kartal est le premier président. Un baptème effectué devant plus de six cents décideurs.

La Turquie, le nouveau dragon économique à cheval sur l’Europe et l’Asie, intrigue. Ce pays de 73 millions d’habitants dont la croissance caracole entre 6 et 10 % depuis une dizaine d’années n’a pas, c’est sûr, la place qu’il mérite dans ses échanges avec Rhône-Alpes, même si ceux-ci croissent vite.

En 2010, la Turquie est devenue le dixième partenaire de la région, juste derrière les Pays-Bas, avec un volume d’exportations régionales légèrement supérieur au milliard d’euros (1, 065 milliard d’euros) contre 401 millions d’euros d’importations. Ce qui représente en faveur de Rhône-Alpes, un solde commercial bénéficiaire de 664 millions d’euros (466, en 2007), le troisième en importance, après ceux des Etats-Unis et l’Espagne (*).

Toutes ces considérations expliquent la forte affluence rencontrée salle de la corbeille de la CCI de Lyon où se pressaient près de six cents personnes, à l’occasion du lancement du tout nouveau Club d’affaires franco-turc de Lyon qui intégre également la Chambre de commerce franco-turque. Du Medef à la CGPME, en passant par la Chambre de Métiers ou Erai (Entreprise Rhône-Alpes international), les représentants de la plupart des organismes qui structurent la vie économique étaient présents.

On peut s’étonner que cette initative arrive si tardivement, alors que de tels clubs existent déjà à Toulouse, Bordeaux, Marseille et que, de surcroît, Rhône-Alpes compte près de 80 000 citoyens d’origine turque d’où émergent de nombreux chefs d’entreprise. C’est d’ailleurs l’un d’entre eux, Sedat Kartal, créateur d’une société de conseil spécialisée dans les échanges franco-turc (Globalyon-Partner Invest) qui devient logiquement le président de la nouvelle entité.

Cette initiative qui rend nettement plus visible la communauté d’affaires turque à Lyon est accueillie les bras ouverts. Ainsi, Philippe Grillot, président de la CCI de Lyon, qui quelques semaines auparavant, avait pris la tête d’une délégation française à istanbul, confirme «que la Turquie fait partie des priorités de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lyon. »

De son côté, Gérard Collomb, maire de Lyon, assure que « cette création d’une Chambre de commerce franco-turque consitue un événement très important pour Lyon et qu’elle permettra de renforcer les courants d’échanges. »

L’un des objectifs que s’est fixé ce Club d’affaires est « de faciliter l’implantation des entreprises sur les territoires français et turc, en les accompagnant », décrit Sedat Kartal.

Le nouveau président du Club d’affaires se félicite : «  Si ce n’est la France, au moins, Rhône-Alpes s’éveille à la Turquie ! » 

Il reconnaît avoir « bien conscience que la Turquie est encore méconnue, ce qui entraîne une faiblesse des échanges économiques entre les deux territoires. »

Mais d’ajouter aussitôt : « Nous nous sommes enfin dotés d’un outil qui va nous permettre de développer de manière forte les relations économiques entre nos deux territoires : nous allons nous employer à faire émerger des coopérations. »

Première traduction de cette volonté : les délégations de chefs d’entreprises rhônalpins en direction de la Turquie vont se multiplier. Une d’entre elle est d’ores et déjà programmée pour le début de l’année prochaine.

(*) Sources : Douanes

Photo (DL) : Sedat Kartal, premier président du Club d’affaires franco-turc de Lyon

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Trois femmes chefs d’entreprises rhônalpines reçoivent à Paris les trophées FCE

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Les Trophées FCE (Femmes Chefs d’Entreprise) ont été décernés le 18 novembre à Paris devant près de deux cents dirigeantes. Rhône-Alpes a remporté trois Trophées sur onze.

Lyon et la délégation dirigée par Anne-Sophie Panseri, Présidente FCE-Lyon, était particulièrement bien représentée sur scène, lors de la remise des Trophées FCE France de l’année, au nombre de onze. Trois dirigeantes rhônalpines remportent ainsi trois disctinctions respectivement décernées à Nadine Ferri (entreprise E.C. Mat), Nathalie Chaize (société Nathalie Chaize) et Marie-Laure Reynaud, Pdg de Giraudet. Une remise de prix qui s’est déroulée devant près de deux cents dirigeantes venues de toute la France.

Nadine Ferri a reçu le prix spécial Madame Foinant, la créatrice des FCE. Les femmes dans le secteur du bâtiment sont peu nombreuses. C’est pourtant à ce secteur qu’appartient son entreprise, E.C. MAT, qui compte 44 salariés et qui est spécialisée dans les coffrages sur mesure (13 millions d’euros de chiffre d’affaires).

Les raisons de la présence de Nadine Ferri dans ce palmarès ? « Dans un monde d’hommes, elle ne baisse jamais les bras et maintient une politique d’innovation soutenue pour amener de la valeur ajoutée à son produit. Elle manage les hommes avec finesse et habilité pour les amener vers une dynamique commune », a expliqué le jury en décernant le prix à cette femme dotée d’un solide sens de l’humour.

Nathalie Chaise, créatrice de l’entreprise éponyme, a reçu de son côté, le prix Export FCE. Son secteur d’activité est la création, la fabrication et la distribution des collections de prêt à porter féminin et accessoires de mode.

Son entreprise compte trente salariés pour 4 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Les productions sont sous-traitées, ce qui implique une forte maîtrise en interne de la logistique permettant une très forte réactivité notamment en réassort. La distribution est multi-canaux : via des catalogues papier, mais aussi un concept de boutiques propres, un site Internet, un autre de e-commerce….

Marie-Laure Reynaud, la dirigeante de Giraudet a reçu le Trophée agriculture/agro-alimentaire.

En comptant le siège et le réseau de boutiques, la société Giraudet compte 58 salariés, pour un chiffre d’affaires consolidé de 10 millions d’euros.

Marie-Laure Reynaud est dirigeante et propriétaire de la société, une maison centenaire dont le coeur de métier est l’agro-alimentaire : elle fabrique non seulement des quenelles, mais aussi des sauces et des soupes fraîches.

Attachée au respect des produits de saison, Giraudet présente tel un couturier, ses gammes par collections printemps-été et automne-hiver.

Elle possède son propre réseau de boutiques situées à des adresses-clés de grandes villes (quartier du Marais et place des Vosges à Paris ou place Bellecour et Halles Paul Bocuse à Lyon). Une gamme spécifique est également présente en grande distribution et en réseau bio.

Publiée le 23 nov. 2011 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 28 nov. 2011

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Prix Trophée Récompense
Femme chef d’entreprise, entrepreneuriat féminin
GIRAUDET
Actualités FCE (Femmes Cheffes d’Entreprise)


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Création à Lyon d’une pépinière d’entreprises uniquement dédiée aux femmes

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« Rhône-Alpes Pionnières, l’incubateur au féminin de services innovants ». Tel est l’intitulé d’une pépinière d’entreprises sortant des normes qui vient de s’installer sur 120 m2 dans le quartier de Gerland à Lyon. Appartenant à un réseau comptant déjà en France et à l’étranger treize pépinières exclusivement féminines, ce site se veut l’étendard en Rhône-Alpes de la création d’entreprises au féminin. Pour ses créatrices, la place des femmes est tellement sous-représentée dans les incubateurs et autres pépinières classiques qu’un tel levier s’avérait indispensable.

Rhône-Alpes qui en compte déjà près de trente-cinq vient de se doter d’une nouvelle pépinière d’entreprises. Une de plus, penserez-vous. Oui, sans doute, mais celle-ci est particulière. Baptisée « Rhône-Alpes Pionnières », elle est uniquement dédiée aux femmes créatrices d’entreprises.

« Nous ne pensons pas qu’il existe dans les autres pépinières d’entreprises une sorte d’ostracisme à l’égard des créatrices d’entreprise », précise Catherine Sidrot, chef de projet qui a développé cette pépinière. « Nous savons bien que non, mais le constat est là : en moyenne dans les pépinières on ne compte que 30 % de créatrices. Pour les incubateurs, c’est encore pire : ils n’accueillent que 5 % de femmes et ne parlons par de l’incubateur d’EM.Lyon… » décrit-elle. Avant de lancer : «  Nous avons créé Rhône-Alpes pionnières pour avancer plus vite vers la parité ».

Ce mot de « Pionnières » comme nom de baptême de la pépinière n’est pas utilisé au hasard. Pour les responsables de la nouvelle pépinière, il s’agit avec cette innovation de montrer la voie : « Nous voulons créer de nouvelles entreprises dans lesquelles le management et la composante diversité/mixité seront réinventées par des femmes : nous voulons stimuler ce formidable moteur que représentent les femmes dans notre économie. Les quinze entreprises qui se développeront dans la pépinière auront un rôle d’ambassadrices ! »

Installée sur 120 m2 pour commencer, au « 99 Gerland », dans le 8ème arrondissement, la pépinière aura rapidement la possibilité de tripler sa superficie si le succès est au rendez-vous, ce dont ses initiatrices ne doutent pas.

Pour l’heure, la pépinière au féminin vient juste de démarrer ses activités et accueille déjà trois entreprises, en l’occurrence trois sociétés de services. Deux d’entre elles concernent directement la femme dans son rôle maternel : «Bébédou », un réseau de micro-crèches d’entreprise et « EloWoMum », un concept nomade de présentation de produits liés à la mère et à l’enfant. Le troisième projet, Handishare » est celui d’une entreprise adaptée sous-traitante du secrétariat bureautique pour entreprise avec des salariés handicapés. « Si les premières entreprises de la pépinière ont des thématiques proches et plutôt féminines, notre objectif est d’accueillir rapidement une quinzaine d’entreprises dans les domaines les plus divers », tient à préciser Catherine Sidrot.

Comme dans toute pépinière, l’accompagnement est assuré par un réseau d’une quinzaine d’experts œuvrant dans tous les domaines de la création d’entreprise.

L’autre originalité de cette pépinière est qu’elle n’est pas seulement… une pépinière, accueillant des start-up pendant douze mois, mais aussi un incubateur. Elle accompagne aussi, pendant trois à six mois, les entreprises dès que le projet est couché sur le papier noir sur blanc, avant même que l’entreprise soit juridiquement constituée. Le temps de mettre au point le modèle économique et de s’assurer de la viabilité du projet.

« Rhône-Alpes Pionnières » n’est pas né d’une brusque flambée féministe. Il s’agit en fait d’un réseau qui s’est constitué il y a six ans à Paris, puis a essaimé dans le Nord de la France, avant de prendre racine à Lyon.

La pépinière de Lyon est ainsi la première à voir le jour en Rhône-Alpes. Le réseau « Pionnières » compte à ce jour huit sites en France : deux autres sont actuellement en gestation, à Bordeaux et Marseille. L’étranger est aussi en ligne de mire : deux pépinières ont déjà été créées au Maroc, une en Serbie, au Luxembourg et enfin, en Belgique.

La présidente de la pépinière lyonnaise, Claire Saddy, entend bien s’appuyer sur l’expérience engrangée en cinq ans par ce réseau. Depuis 2005, plus de 1 500 appels à projets ont été traités, près de trois cents entreprises ont été incubées, tandis que 150 start-up ont été accompagnées. Ce qui a permis au total la création de près de 700 emplois.

Cette initiative lyonnaise et rhônalpine doit être replacée dans son contexte. Elle illustre la montée en puissance de l’entrepreneuriat au féminin dans l’agglomération lyonnaise déjà marquée par l’existence de trois associations de femmes chefs d’entreprises particulièrement actives. La parité est un combat !

Photo (DL)De gauche à droite, l’équipe de « Rhône-Alpes Pionnières » : Catherine Sidrot, chef de projet, Claire Saddy, présidente et Marie-Thé Sigaud, chargée de mission.

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Création à Lyon d’une pépinière d’entreprises uniquement dédiée aux femmes

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« Rhône-Alpes Pionnières, l’incubateur au féminin de services innovants ». Tel est l’intitulé d’une pépinière d’entreprises sortant des normes qui vient de s’installer sur 120 m2 dans le quartier de Gerland à Lyon. Appartenant à un réseau comptant déjà en France et à l’étranger treize pépinières exclusivement féminines, ce site se veut l’étendard en Rhône-Alpes de la création d’entreprises au féminin. Pour ses créatrices, la place des femmes est tellement sous-représentée dans les incubateurs et autres pépinières classiques qu’un tel levier s’avérait indispensable.

Rhône-Alpes qui en compte déjà près de trente-cinq vient de se doter d’une nouvelle pépinière d’entreprises. Une de plus, penserez-vous. Oui, sans doute, mais celle-ci est particulière. Baptisée « Rhône-Alpes Pionnières », elle est uniquement dédiée aux femmes créatrices d’entreprises.

« Nous ne pensons pas qu’il existe dans les autres pépinières d’entreprises une sorte d’ostracisme à l’égard des créatrices d’entreprise », précise Catherine Sidrot, chef de projet qui a développé cette pépinière. « Nous savons bien que non, mais le constat est là : en moyenne dans les pépinières on ne compte que 30 % de créatrices. Pour les incubateurs, c’est encore pire : ils n’accueillent que 5 % de femmes et ne parlons par de l’incubateur d’EM.Lyon… » décrit-elle. Avant de lancer : «  Nous avons créé Rhône-Alpes pionnières pour avancer plus vite vers la parité ».

Ce mot de « Pionnières » comme nom de baptême de la pépinière n’est pas utilisé au hasard. Pour les responsables de la nouvelle pépinière, il s’agit avec cette innovation de montrer la voie : « Nous voulons créer de nouvelles entreprises dans lesquelles le management et la composante diversité/mixité seront réinventées par des femmes : nous voulons stimuler ce formidable moteur que représentent les femmes dans notre économie. Les quinze entreprises qui se développeront dans la pépinière auront un rôle d’ambassadrices ! »

Installée sur 120 m2 pour commencer, au « 99 Gerland », dans le 8ème arrondissement, la pépinière aura rapidement la possibilité de tripler sa superficie si le succès est au rendez-vous, ce dont ses initiatrices ne doutent pas.

Pour l’heure, la pépinière au féminin vient juste de démarrer ses activités et accueille déjà trois entreprises, en l’occurrence trois sociétés de services. Deux d’entre elles concernent directement la femme dans son rôle maternel : «Bébédou », un réseau de micro-crèches d’entreprise et « EloWoMum », un concept nomade de présentation de produits liés à la mère et à l’enfant. Le troisième projet, Handishare » est celui d’une entreprise adaptée sous-traitante du secrétariat bureautique pour entreprise avec des salariés handicapés. « Si les premières entreprises de la pépinière ont des thématiques proches et plutôt féminines, notre objectif est d’accueillir rapidement une quinzaine d’entreprises dans les domaines les plus divers », tient à préciser Catherine Sidrot.

Comme dans toute pépinière, l’accompagnement est assuré par un réseau d’une quinzaine d’experts œuvrant dans tous les domaines de la création d’entreprise.

L’autre originalité de cette pépinière est qu’elle n’est pas seulement… une pépinière, accueillant des start-up pendant douze mois, mais aussi un incubateur. Elle accompagne aussi, pendant trois à six mois, les entreprises dès que le projet est couché sur le papier noir sur blanc, avant même que l’entreprise soit juridiquement constituée. Le temps de mettre au point le modèle économique et de s’assurer de la viabilité du projet.

« Rhône-Alpes Pionnières » n’est pas né d’une brusque flambée féministe. Il s’agit en fait d’un réseau qui s’est constitué il y a six ans à Paris, puis a essaimé dans le Nord de la France, avant de prendre racine à Lyon.

La pépinière de Lyon est ainsi la première à voir le jour en Rhône-Alpes. Le réseau « Pionnières » compte à ce jour huit sites en France : deux autres sont actuellement en gestation, à Bordeaux et Marseille. L’étranger est aussi en ligne de mire : deux pépinières ont déjà été créées au Maroc, une en Serbie, au Luxembourg et enfin, en Belgique.

La présidente de la pépinière lyonnaise, Claire Saddy, entend bien s’appuyer sur l’expérience engrangée en cinq ans par ce réseau. Depuis 2005, plus de 1 500 appels à projets ont été traités, près de trois cents entreprises ont été incubées, tandis que 150 start-up ont été accompagnées. Ce qui a permis au total la création de près de 700 emplois.

Cette initiative lyonnaise et rhônalpine doit être replacée dans son contexte. Elle illustre la montée en puissance de l’entrepreneuriat au féminin dans l’agglomération lyonnaise déjà marquée par l’existence de trois associations de femmes chefs d’entreprises particulièrement actives. La parité est un combat !

Photo (DL)De gauche à droite, l’équipe de « Rhône-Alpes Pionnières » : Catherine Sidrot, chef de projet, Claire Saddy, présidente et Marie-Thé Sigaud, chargée de mission.

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Création à Lyon d'une pépinière d'entreprises uniquement dédiée aux femmes

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Dominique Largeron

« Rhône-Alpes Pionnières, l’incubateur au féminin de services innovants ». Tel est l’intitulé d’une pépinière d’entreprises sortant des normes qui vient de s’installer sur 120 m2 dans le quartier de Gerland à Lyon. Appartenant à un réseau comptant déjà en France et à l’étranger treize pépinières exclusivement féminines, ce site se veut l’étendard en Rhône-Alpes de la création d’entreprises au féminin. Pour ses créatrices, la place des femmes est tellement sous-représentée dans les incubateurs et autres pépinières classiques qu’un tel levier s’avérait indispensable.

Rhône-Alpes qui en compte déjà près de trente-cinq vient de se doter d’une nouvelle pépinière d’entreprises. Une de plus, penserez-vous. Oui, sans doute, mais celle-ci est particulière. Baptisée « Rhône-Alpes Pionnières », elle est uniquement dédiée aux femmes créatrices d’entreprises.

« Nous ne pensons pas qu’il existe dans les autres pépinières d’entreprises une sorte d’ostracisme à l’égard des créatrices d’entreprise », précise Catherine Sidrot, chef de projet qui a développé cette pépinière. « Nous savons bien que non, mais le constat est là : en moyenne dans les pépinières on ne compte que 30 % de créatrices. Pour les incubateurs, c’est encore pire : ils n’accueillent que 5 % de femmes et ne parlons par de l’incubateur d’EM.Lyon… » décrit-elle. Avant de lancer : «  Nous avons créé Rhône-Alpes pionnières pour avancer plus vite vers la parité ».

Ce mot de « Pionnières » comme nom de baptême de la pépinière n’est pas utilisé au hasard. Pour les responsables de la nouvelle pépinière, il s’agit avec cette innovation de montrer la voie : « Nous voulons créer de nouvelles entreprises dans lesquelles le management et la composante diversité/mixité seront réinventées par des femmes : nous voulons stimuler ce formidable moteur que représentent les femmes dans notre économie. Les quinze entreprises qui se développeront dans la pépinière auront un rôle d’ambassadrices ! »

Installée sur 120 m2 pour commencer, au « 99 Gerland », dans le 8ème arrondissement, la pépinière aura rapidement la possibilité de tripler sa superficie si le succès est au rendez-vous, ce dont ses initiatrices ne doutent pas.

Pour l’heure, la pépinière au féminin vient juste de démarrer ses activités et accueille déjà trois entreprises, en l’occurrence trois sociétés de services. Deux d’entre elles concernent directement la femme dans son rôle maternel : «Bébédou », un réseau de micro-crèches d’entreprise et « EloWoMum », un concept nomade de présentation de produits liés à la mère et à l’enfant. Le troisième projet, Handishare » est celui d’une entreprise adaptée sous-traitante du secrétariat bureautique pour entreprise avec des salariés handicapés. « Si les premières entreprises de la pépinière ont des thématiques proches et plutôt féminines, notre objectif est d’accueillir rapidement une quinzaine d’entreprises dans les domaines les plus divers », tient à préciser Catherine Sidrot.

Comme dans toute pépinière, l’accompagnement est assuré par un réseau d’une quinzaine d’experts œuvrant dans tous les domaines de la création d’entreprise.

L’autre originalité de cette pépinière est qu’elle n’est pas seulement… une pépinière, accueillant des start-up pendant douze mois, mais aussi un incubateur. Elle accompagne aussi, pendant trois à six mois, les entreprises dès que le projet est couché sur le papier noir sur blanc, avant même que l’entreprise soit juridiquement constituée. Le temps de mettre au point le modèle économique et de s’assurer de la viabilité du projet.

« Rhône-Alpes Pionnières » n’est pas né d’une brusque flambée féministe. Il s’agit en fait d’un réseau qui s’est constitué il y a six ans à Paris, puis a essaimé dans le Nord de la France, avant de prendre racine à Lyon.

La pépinière de Lyon est ainsi la première à voir le jour en Rhône-Alpes. Le réseau « Pionnières » compte à ce jour huit sites en France : deux autres sont actuellement en gestation, à Bordeaux et Marseille. L’étranger est aussi en ligne de mire : deux pépinières ont déjà été créées au Maroc, une en Serbie, au Luxembourg et enfin, en Belgique.

La présidente de la pépinière lyonnaise, Claire Saddy, entend bien s’appuyer sur l’expérience engrangée en cinq ans par ce réseau. Depuis 2005, plus de 1 500 appels à projets ont été traités, près de trois cents entreprises ont été incubées, tandis que 150 start-up ont été accompagnées. Ce qui a permis au total la création de près de 700 emplois.

Cette initiative lyonnaise et rhônalpine doit être replacée dans son contexte. Elle illustre la montée en puissance de l’entrepreneuriat au féminin dans l’agglomération lyonnaise déjà marquée par l’existence de trois associations de femmes chefs d’entreprises particulièrement actives. La parité est un combat !

Photo (DL)De gauche à droite, l’équipe de « Rhône-Alpes Pionnières » : Catherine Sidrot, chef de projet, Claire Saddy, présidente et Marie-Thé Sigaud, chargée de mission.

Le site de la pépinière

Publiée le 09 nov. 2011 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 14 nov. 2011

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Crise et difficultés financières

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Le livre Blanc de la CAPEB !

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Aides, subventions, concoursavant Le mercredi 06 avril 2005

La Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB), en cette période électorale, part à la rencontre des candidats pour leur délivrer des messages essentiels pour l’avenir de l’artisanat du bâtiment et le développement des entreprises.

Jean LARDIN président de la CAPEB explique
Il est frappant de voir combien le regard des responsables politiques sur le monde de l’entreprise artisanale est encore fait de clichés et de préjugés étonnants.
En effet, certains considèrent que la performance d’une entreprise se juge avant tout au nombre de ses salariés employés dans le monde entier, aux résultats de ses filiales ou à l’évolution de sa cotation en bourse !
Les entreprises artisanales du bâtiment, qui ne se retrouvent pas
dans ces critères d’évaluation, sont des entreprises à part entière. Mieux encore, elles constituent la colonne vertébrale du secteur de la construction et le modèle artisanal est, aujourd’hui plus que jamais, le moteur de notre économie.
On peut être une petite entreprise du bâtiment et vouloir le rester tout en se développant. On est artisan, non par dépit ou par manque d’ambition, mais au contraire par envie de réussir dans un cadre professionnel de proximité et à taille humaine, souvent fondé sur la notion d’entreprise familiale.
La période électorale, qui s’ouvre, constitue une opportunité formidable pour débattre et faire passer des messages essentiels pour l’avenir de notre secteur d’activité et de nos petites entreprises.

Voir le livre blanc dans lequel la CAPEB a regroupé toutes ses propositions

Publiée le 21 févr. 2007 Mis à jour le 02 nov. 2010

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Artisanat
Industrie, industrialisation, sous-traitance industrielle
Actualités UPA Rhône-Alpes

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Un nouveau réseau de chefs d’entreprise axé sur le business entre membres voit le jour à Lyon : BNI

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Lyon réputée ville de réseaux vient d’en accueillir un nouveau, d’origine américaine : BNI (Business Network International). Un nouveau venu qui vient de se lancer devant 200 dirigeants d’entreprises réunis jeudi à Lyon. Son originalité par rapport à d’autres : il affiche d’emblée la couleur : les 40 membres d’un « groupe » sont là pour faire du business entre eux en mettant leurs propres réseaux à disposition des membres. Il est en revanche gourmand en temps, imposant une réunion par semaine. Mais pour ses premiers adhérents, le jeu en vaut la chandelle.

« Le Prisme », « le Cercle de l’Union », « l’Ours » et bien d’autres : les réseaux pour socio-professionnels ne manquent pas à Lyon. Il faut croire que l’appétence en la matière ne se tarit pas. De nouveaux ont vu le jour ces derniers temps, à l’instar du Wine Business Club, plus récemment de « Lyon, ville de réseau », ou encore, la semaine dernière de BNI (Business Network International).

Il s’agit d’un réseau créé en 1985 en Californie par un universitaire, Ivan Misner Avec une réussite certaine puisque BNI annonce au niveau mondial 5 600 groupes rassemblant 125 000 membres. Après Paris où désormais une cinquantaine de « groupes » existent, BNI entend se développer en région. Après Villeurbanne où a été créé le premier « groupe » de Rhône-Alpes, il vient de jeter son dévolu sur Lyon. L’opération de lancement a réuni près de 200 personnes.

Pourquoi un tel succès ? Sans doute parce qu’il joue la carte du pragmatisme américain : lorsqu’on entre chez BNI l’objectif affiché est de faire du business entre membre. Le concept est contraignant : les 40 membres d’un « groupe », structure de base de BNI, doivent se rencontrer une fois par semaine, de 7 h 30 à 9 heures.

Le concept de BNI a le mérite de la simplicité. Le « Groupe », la structure de base, réunit de 30 à 40 membres autour de métiers différents, sachant qu’un seul métier est représenté par groupe:  de l’avocat au plombier, au promoteur immobilier, en passant par les conseil RH, l’informatique, le concessionnaire automobile, webmaster ou société de production vidéo ou notaire, voire même coach sportif pour chef d’entreprise, etc.

Les membres d’un groupe se réunissent donc une fois par semaine en s’engageant à faire non seulement du business entre eux, mais à mettre leur propre réseau personnel et professionnel à disposition des membres du groupe. « BNI est un réseau d’affaires professionnel basé sur la recommandation mutuelle. Il concerne tous les entrepreneurs et cadres dirigeant qui souhaitent développer du new business, c’est une mutualisation des réseaux de chacun de ses membres », résume Francis Kirshving, patron d’une société de conseils en management et ressources humaines.

Bruno Delhoume, patron d’une société du BTP, « 2D Construction », basée à Lissieu dans le Rhône qui fait partie d’un groupe de Tours où il possède une agence, ne tarit pas d’éloge sur le concept « j’ai réalisé les deux tiers de mon chiffre d’affaires dans cette ville, grâce aux membres du groupe ! Un groupe, c’est du temps qui rapporte. »

Et d’ajouter : « Mais attention, vous recevez, mais si vous savez vous aussi donner : qui donne, reçoit. C’est la raison pour laquelle nous sommes très vigilants dans le choix des membres. »

Thibault Roullet, avocat associé, membre du premier « groupe lyonnais » dont il devrait prendre la direction d’ici six mois est tout aussi enthousiaste : « le groupe m’a rapporté de nouveaux dossiers, de nouveaux contacts. Comme on se voit toutes les semaines, cela finit par créer des liens forts. On devient amis avec des gens que l’on n’aurait, sinon, jamais cotoyé. Il finit par se créer une ambiance vraiment conviviale. »

Le premier groupe lyonnais devrait être suivi d’autres. Une dizaine devrait voir le jour entre Rhône et Saône. D’autant que contrairement à d’autres réseaux, l’inscription n’est pas très onéreuse : 150 euros de droits d’entrée et 700 euros de cotisation annuelle. A entendre ses premiers membres, ce nouveau club en date offre un bon retour sur investissement. La clé de son bon démarrage ?

Photo (DL) : Thibault Roullet, avocat et Francis Kirschving, patron d’une société de conseils en management et ressources humaines, à l’origine du premier « groupe » BNI de Lyon

Publiée le 20 juin 2010 par LARGERON Dominique. Mis à jour le 22 juin 2010


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